
Un logotype qui a mangé de travers
Le mot est court, il fallait donc que la forme porte tout. Les lettres de dwichs sont bâties sur une didone très grasse, puis délibérément déformées : le d et le h perdent une partie de leur fût, le w fond dans le i, le point du i s’échappe en virgule bleue.
Le résultat se lit sans peine mais ne tient jamais tout à fait droit. C’est la traduction typographique exacte du brief : classe, mais pas sage. La baseline — « entre 2 tranches de vie » — arrive dessous en capitales espacées, et remet de l’ordre.

Une couleur par tranche de vie
Plutôt qu’une palette unique, la charte pose trois duos chromatiques, un par rubrique du média : vert et bleu pour « la tranche à soi », rose et orange pour « la tranche du dessous », jaune et violet pour « la tranche du dessus ».
L’intérêt est éditorial autant que graphique. Un lecteur régulier finit par savoir de quoi parle un article avant d’en lire le titre — et la rédaction dispose de six couleurs vives sans jamais avoir à arbitrer, puisque le sujet décide.


Une charte faite pour être utilisée sans moi
Un média publie tous les jours, et pas toujours avec un directeur artistique sous la main. La charte a donc été écrite comme un mode d’emploi : échelle typographique complète du H1 au surtitre, taille minimale du logo, versions adaptatives pour les avatars Facebook et Instagram.
Les gabarits de posts sont fournis dans les trois univers, sur une mécanique unique : une photo détourée dans une forme organique, la formule « Tu es dwich quand… » en gros, le nom de la rubrique en vertical dans la marge, le logo en bas à droite.
Il ne reste qu’à changer l’image et la fin de la phrase — et c’est le format lui-même, répété, qui installe le ton du média.


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