Kimeia

Web Design

Donner une voix commune à un groupe formé de quatre sociétés existantes, sans effacer aucune d'elles.

Client
Kimeia — groupe de conseil et d'intégration IT
Rôle
Web Design
Périmètre
Direction artistique · Système graphique · Site de groupe

Faire tenir quatre marques dans une seule

Kimeia est un groupe de conseil et d'intégration IT né du rapprochement de quatre sociétés qui existaient déjà, chacune avec son histoire, ses clients et sa technologie de prédilection : Abalon (Microsoft), Aerow (gestion documentaire), Bizkor (Salesforce) et Adikts (Cloud & DevOps).

Un site de groupe se casse presque toujours sur le même écueil : ou la maison mère aplatit ses filiales dans une façade corporate anonyme, ou le site devient un annuaire de logos qui ne prouve aucune cohérence.

Le positionnement revendiqué — chef d'orchestre — indiquait la sortie : il fallait un système graphique qui montre les quatre instruments et l'ensemble, dans le même geste.

Panneau du site Kimeia : à gauche une photographie découpée par les formes du monogramme, à droite la promesse du groupe sur aplat bleu marine
Le monogramme de Kimeia : une grille de quatre par quatre pastilles en cyan, magenta, rouge et ambre, dont certaines fusionnent en liaisons

Le monogramme contenait déjà le site

Le point de départ tenait dans un carré de quelques centimètres. Le monogramme de Kimeia est une grille de pastilles où certaines restent isolées et d’autres fusionnent en liaisons — une image de réseau, ou de partition.

Il est écrit en quatre couleurs : cyan, magenta, rouge et ambre. Une par société. Le sujet du groupe est énoncé avant qu’un seul mot ne soit lu : des entités distinctes, et ce qui les relie.

Tout le reste du site découle de cette lecture.

Quatre sociétés qui doivent parler d'une seule voix

La difficulté n’était pas de dessiner une page d’accueil, mais de trouver la règle qui tiendrait sur toute la longueur : Abalon, Aerow, Bizkor et Adikts devaient rester identifiables — ce sont elles qui portent les références, les certifications et l’antériorité — tout en cessant d’apparaître comme quatre prestataires juxtaposés.

D’où le parti pris : une mise en page unique, tenue de bout en bout, et une seule variable qui change — la couleur. Le lecteur ne peut pas confondre les marques, et ne peut pas non plus les croire étrangères l’une à l’autre.

Le panneau « 4 Expertises technologiques, 1 Symphonie de performances », avec les quatre logos Abalon, Aerow, Bizkor et Adikts

La marque devient le masque

Le geste central du site est là : les formes du monogramme, agrandies à l’échelle de l’architecture, servent de masque aux photographies.

Chaque panneau est coupé en deux. À gauche, une image que les pastilles et leurs liaisons viennent découper. À droite, un aplat de couleur et le texte. Le motif n’est jamais posé sur la page comme un ornement : il est ce qui donne sa forme à l’image.

Et comme chaque société possède déjà son fragment de la grille dans son propre logo, le masque de son panneau est construit avec sa propre forme. La signature du groupe et celle de la filiale sont littéralement le même dessin, à deux échelles.

Une progression, pas un catalogue

Les quatre marques ne sont pas présentées en grille, comme on aligne des filiales sur une page « nos sociétés ». Elles arrivent l’une après l’autre, en pleine hauteur d’écran, dans une suite de huit panneaux qui commence par le groupe et finit par ses quatre voix.

La couleur suit la progression : bleu marine du groupe, puis ambre, magenta, cyan, rouge. Chaque société reçoit deux registres — un aplat saturé côté image, un fond très clair côté texte — ce qui laisse la couleur être franche sans jamais rendre le texte illisible.

C’est la métaphore du chef d’orchestre prise au mot : on entend les instruments, puis l’ensemble.

Le panneau « Notre vision » sur fond gris ardoise : transformer la complexité technologique en avantage concurrentiel
Le panneau Abalon sur mobile : la photographie occupe toute la largeur sans découpe, le bloc de couleur et le texte passent dessous

Sur mobile, le masque s’efface

Le masque a besoin de deux colonnes pour exister. Sur un écran étroit, il n’a plus de place — et le forcer aurait produit une découpe illisible sur une photo minuscule.

Le panneau se déplie donc : l’image reprend toute la largeur, sans découpe, et le bloc de couleur passe dessous avec le texte. La séquence, la couleur et la hiérarchie restent intactes ; seul l’effet qui ne survivait pas au format est abandonné plutôt que dégradé.

Puis le site change de rythme

Une fois la démonstration faite, la page abandonne les pleines hauteurs et redevient un site classique : l’équation des services en quatre cartes, les alliances technologiques, les témoignages, les chiffres, une FAQ, le contact.

Ce changement de rythme est délibéré. La partie haute doit convaincre — elle prend l’espace, la couleur, le plein écran. La partie basse doit prouver — elle va au fait, en cartes et en listes. Sur toute la longueur, une seule famille typographique, DM Sans, dont les formes géométriques rondes répondent aux pastilles du monogramme.

Le bandeau « Résultats clients » : 37 M€ de chiffre d'affaires, 300 collaborateurs, plus de 200 clients

Ce que ce projet montre

Kimeia est un cas d’école de marque ombrelle : le problème n’est pas esthétique, il est structurel. Quatre sociétés, quatre héritages, une seule adresse.

La réponse tient dans une règle unique, tenue sans exception : un seul gabarit, une seule variable. Le monogramme fournit à la fois la forme, le système de couleurs et la métaphore — de sorte que la cohérence du groupe n’est pas affirmée dans un texte, elle est démontrée par la mise en page.

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